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James Guitet

©François Lauginie

  • Étude d'un habitat, salle de repas, aire de conversation, 1965
  • Dessin
  • Encre sur papier contrecollé sur carton
  • 74.5 x 105 cm
  • 004 11 07

Etude d'une demeure biologique, 1963-1965

Cette Demeure biologique est une maison sous coupole qui s’inspire du système naturel de la cellule et de son « urbanisme interne ». « L’organisation de la demeure, écrit James Guitet, la distribution de ses éléments dans leurs volumes et dans leurs fonctions correspond à la structure de la cellule vivante. La cellule n’est pas seulement l’entrepôt de l’A.D.N. mais son milieu énergétique ». La chambre, qui est le lieu le plus intime et le plus secret de la maison, est située au centre de la demeure, depuis lequel se déroulent les divers éléments vitaux de la maison. Ceux-ci protègent la chambre qui devient le lieu le moins accessible, le plus protégé, « le fond de la coquille ». La salle de bain est une partie importante de la chambre et entre dans son intimité en s’ouvrant largement sur celle-ci par une cloison coulissante. Pour cette salle d’eau, James Guitet a dessiné une baignoire en forme de coquillage qu’il appelle Bain de Vénus. Michel Ragon souligne que « si l’architecture de la chambre est dominée par une "poétique de la coquille", celle de la salle d’eau par une "poétique de l’eau", la salle à manger est conçue avec une "poétique des substances" (bois, céramique, cheminée) et le bureau-bibliothèque dans une "poétique du labyrinthe" ». Dans ce projet, James Guitet joue constamment sur le rapport entre l’intériorisation de la maison et son extériorisation. La maison est une véritable cellule vivante et ses habitants en deviennent l’ADN.

Nadine Labedade

Inventaire / diaporama [14]