Cycle Cinéma - La liberté racontée à l'écran

Ce voyage cinématographique invite à prendre part à cet imaginaire universel de la révolte, une rencontre entre l'absurde, le rire et le tragique

Le cycle cinéma « La liberté racontée à l’écran » s’inscrit dans le prolongement des récits qui traversent l’exposition Alger, archipel des libertés. Une sélection de cinq films sera proposée au théâtre d'Orléans. La question révolutionnaire, animée par le désir de liberté est le fil conducteur de cette programmation : entre la découverte de l’engagement politique d’un enfant de 9 ans dans La faute à Fidel et la passion d’un journaliste voyageur pour les révoltes du passé dans Révolution Zendj, se dessinent des émancipations introspectives et collectives, à la croisée des questions mémorielles, identitaires et féministes.

Tel Aviv On Fire!

Lundi 11 octobre à 20 h

Sameh Zoabi

(1 h 41 / 2018)

Salam, 30 ans, vit à Jérusalem. Il est Palestinien et stagiaire sur le tournage de la série arabe à succès « Tel Aviv on Fire! » Tous les matins, il traverse le même check-point pour aller travailler à Ramallah. Un jour, Salam se fait arrêter par un officier israélien Assi, fan de la série, et pour s’en sortir, il prétend en être le scénariste. Pris à son propre piège, Salam va se voir imposer par Assi un nouveau scénario. Évidemment, rien ne se passera comme prévu.

Inland

Mardi 12 octobre à 17 h

Tariq Teguia

(2 h18 / 2008)

Alors qu’il vit en quasi reclus, Malek, un topographe d’une quarantaine d’années, accepte, sur l’insistance de son ami Lakhdar, une mission dans une région de l’Ouest algérien. Le bureau d’études oranais, pour lequel il travaillait il y a encore peu, le charge des tracés d’une nouvelle ligne électrique devant alimenter des hameaux enclavés des monts Daïa, une zone terrorisée il y a à peine une décennie par l’islamisme. Arrivé sur le site après plusieurs heures de route, Malek commence par remettre en état le camp de base : une cabine saharienne délabrée ayant déjà abrité une précédente équipe, venue à la fin des années 90, mais décimée lors d’une attaque des intégristes.

Même la pluie

Mardi 12 octobre à 20 h

Iciar Bollain

(1 h 44 / 2010)

Sebastian, jeune réalisateur passionné et son producteur arrivent dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d’un film. Les budgets de production sont serrés et Costa, le producteur, se félicite de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Mais bientôt le tournage est interrompu par la révolte menée par l’un des principaux figurants contre le pouvoir en place qui souhaite privatiser l’accès à l’eau courante.

La faute à Fidel

Mercredi 13 octobre à 14 h

La faute à Fidel

Julie Gavras

(1 h 39 / 2006)

Le début des années 1970 à Paris. Anna, 9 ans, vit confortablement entre son école religieuse et la maison de ses parents, Marie, une Française, et Fernando, un Espagnol. Mais une vérité reste tue : un oncle, resté en Espagne, combat Franco. Il est communiste, et la famille de Marie ne veut pas en entendre parler. L’arrestation et la mort de cet oncle, ainsi qu’un voyage au Chili, transforment la vie faussement confortable de la famille d’Anna. Au contact des amis de ses parents, la fillette se découvre peu à peu un engagement politique qui crée des remous dans son école et bouleverse ses grands-parents maternels...

Valse avec Bachir

Mercredi 13 octobre à 17h

Valse avec Bachir

Ari Folman

(1 h 30 / 2008)

Une nuit, Ari se rend dans un bar où il a rendez-vous avec un ami, qui se plaint de cauchemars récurrents. En effet, cet homme est hanté par les 26 chiens qu’il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 1980. Tous le pourchassent en meute durant son sommeil. Peu à peu, Ari se retrouve confronté aux souvenirs qui lui restent de cette période de sa vie. Il se revoit, jeune soldat, se baignant devant Beyrouth avec ses camarades de régiment. Ari décide de renouer avec ce douloureux épisode de l’Histoire et se lance dans un périple à travers le monde pour interviewer ses anciens compagnons d’armes. Progressivement, il tisse des liens qu’il croyait oubliés...

Déconseillé aux moins de 12 ans

Revolution Zendj

Mercredi 13 octobre à 21 h

Tariq Teguia

(2 h 13 / 2015)

Journaliste dans un quotidien algérien, Ibn Battuta se passionne pour les révoltes oubliées du VIIIe au IXe siècle sous le Califat abbaside en Irak. Pour les besoins de son enquête, il se rend dans un premier temps à Beyrouth, ville-symbole qui incarna durant plusieurs décennies toutes les luttes et les espoirs du Monde arabe. Il rencontre Nahla, une jeune palestinienne qui revient à Beyrouth sur les traces de son père, un militant nationaliste ainsi que Monsieur Prince, entrepreneur multicartes qui voit grand et compte vite l’argent. Mais du temps s’écoulera avant ces collisions, il y aura d’abord des ratages et des impasses, des éclipses et des fictions parce que les fantômes sont partout, parce que Beyrouth, la Babylone des révolutionnaires, n’est plus là que dans ses interstices.


Informations pratiques

Lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 octobre 2021

Scène Nationale - Théâtre d'Orléans, Boulevard Pierre Segelle, Orléans

Entrée gratuite.

Informations : 02 38 62 52 00 (du lundi au vendredi de 9h à 18h)

Suite aux dernières annonces du gouvernement, la présentation d’un pass sanitaire est obligatoire. Le respect des gestes barrières reste également d'actualité : port du masque, lavage des mains et distanciation physique.