Shigeru Ban
Chanéac
Chanéac
CLOUD 9 (Enric Ruiz-Geli)
David Georges Emmerich
MARC FORNES & THEVERYMANY™
David Greene (Archigram)
Haus-Rucker-Co
Pascal Häusermann
Pascal Häusermann
Jakob + MacFarlane
Kengo Kuma
Ugo La Pietra
NOX (Lars Spuybroek)
ONL [Oosterhuis_ Lénárd]
Dominique Perrault
Gianni Pettena
Gianni Pettena
Gianni Pettena
Gianni Pettena
Ricardo Porro
Arthur Quarmby
R&Sie(n) (François Roche, Gilles Desèvedavy, Stéphanie Lavaux, Jean Navarro)
R&Sie(n) (François Roche, Gilles Desèvedavy, Stéphanie Lavaux, Jean Navarro)
Guy Rottier
Guy Rottier
Ionel Schein
SITE (James Wines)
SITE (James Wines)
Tezuka Architects
Xefirotarch (Hernan Diaz Alonso)

Architecture et nature

C’est avec son ouvrage L’Architecture Verte (2000) que l'architecte et théoricien James Wines, interpelle ses contemporains sur les désastres écologiques liés à l’industrie du bâtiment. Au-delà d'une simple critique environnementaliste, il formule le besoin de produire un message universel, une esthétique « verte », qui se donnerait comme une véritable iconographie communicative. Abordant le thème de l’écologie, du paysage, mais aussi du biomimétisme, de nombreux projets présents dans la collection du FRAC Centre nous donnent à voir un lien étroit entre l’idée de nature et la recherche artistique et architecturale. En effet, les formes naturelles, depuis la coquille d’œuf, le co­quillage jusqu'à l'arbre ou la fleur, ont souvent été une source d'inspiration pour de nombreux artistes et archi­tectes. Si cette proximité entre création et nature ajoute à la puissance poétique des œuvres et des pro­jets architecturaux, les créateurs ont parfois poussé l'ana­logie au-delà des seules formes, pour calquer leur proces­sus de création sur ceux de la nature. Les formes naturelles sont en grande partie motivées par des lois qui régissent leur apparition et leur évolution. En cherchant à étendre ces principes à des créations humaines, les architectes ten­dent à favoriser un renouveau et une profusion des formes architecturales en harmonie avec l’environnement. Parmi ces principes, l’apparition et la disparation de formes, la croissance et le rythme des plantes ont retenu toute l’at­tention de nombreux architectes. Transposés à l’architecture, ces mécanismes laissent en­trevoir une autre définition de l’habitat, non plus envisagé comme pérenne et immuable mais au contraire mu par l’idée d’évolution et de cycle. Ces architectes tendent à concevoir une architecture qui change de formes, évolue, apparait ou disparait en fonction du temps qui passe et des besoins de l’homme.