Conférence Christian Ruby

  • 17/03/2016 [18:00]

Le spectateur déstabilisé

Dans le contexte actuel, le défit des musées n'a jamais été aussi grand : comment s'adapter à l'évolution des pratiques culturelles, à la transition numérique, à la demande croissante de participation ? Cette conférence ouverte à tous invite le public à prendre part à ces réflexions décisives « à une époque où on ne sait plus comment appeler les personnes qui se confrontent aux œuvres contemporaines, ou participent à leur élaboration. Les appellerons-nous spectacteurs(trices), percevant(e)s, regardeurs, viveurs, activateurs... ? » . Le philosophe Christian Ruby s'attachera ainsi à présenter les grandes lignes de la construction de la notion de spectateur dans le contexte européen, de la renaissance à nos jours.

Conférence Éric Goles

  • 25/02/2016 [18:30]

Complexités et calcul : dessin et mathématiques

Dans le cadre des Rencontres Leonardo du STUDIUM

Les histoires (car ce sont bien de vraies histoires …) que le chercheur chilien en mathématiques et sciences de l’informatique, Éric Golès, nous racontera à propos de la complexité, ont au moins deux versants : l’un lié aux aspect classiques de la complexité en informatique, sur les limites de la calculabilité, ce que l’on peut ou ne peut pas calculer sur un ordinateur ; et l’autre lié à la complexité comme émergence inattendue de la dynamique (ou du fonctionnement) d’un système composé d’un grand nombre d’unités simples.

La première histoire est associée à l’indécidabilité du problème de l’arrêt d’un ordinateur (une machine de Turing). Bien qu’en apparence nos ordinateurs modernes sont faciles à éteindre, il est en fait très complexe pour un ordinateur, même des plus récents, de savoir quand toutes ses tâches sont terminées. Une analogie peut être faite avec un peintre qui reproduirait sur son tableau un modèle en mouvement permanent. Comment ce peintre va décider que son œuvre est finie et qu’il peut s’arrêter de peindre ?

La seconde histoire parle des dessins que le chercheur faisait lui-même pour passer le temps lors de longues réunions. La question dans ce cas est pourquoi était-il en train de dessiner précisément ces dessins. Cette interrogation a trouvé une réponse grâce aux systèmes complexes et a abouti à un petit théorème qu’il tâchera de nous expliquer.

Enfin, la troisième histoire est en relation avec un artiste plasticien qui voulait mettre des formules mathématiques dans ses œuvres de très grande taille. Le problème rencontré concernait le transport par avion de ces œuvres et la nécessité de trouver un moyen de plier les toiles sans les abîmer ; cette question a conduit le chercheur à résoudre le problème de pliage et de pavage des toiles de l’artiste.

Shuhei Endo

  • 02/12/2015 [19:00]

Cycle de conférences Architecture + Expérimentation
Maison de l'Architecture du Centre / Frac Centre

Depuis 1988, l'architecte japonais Shuhei Endo développe avec son agence Shuhei Endo Architect Institute un travail reconnu internationalement et récompensé par de nombreux prix.

Les projets d'Endo dépassent les catégories architecturales existantes et explorent de nouvelles potentialités plastiques et spatiales, à la jonction de l'artisanat et de la sculpture.
Halftecture (pavillon OR, 2006), Springtecture (toilettes publiques H, 1997), Rooftecture (Crématorium C, 2001), Bubbletecture (Centre environnemental H, 2006) ou encore Arktecture (Centre de formation M, 2011) : de l'échelle domestique à l'échelle urbaine, les édifices d'Endo sont classés par séries, elles-mêmes définies par des principes spatiaux, constructifs et par le matériau employé.

Entrée libre

OFFICE Kersten Geers David Van Severen

  • 25/11/2015 [19:00]

Cycle de conférences Architecture + Expérimentation
Maison de l'Architecture du Centre / Frac Centre

Conférence de David Van Severen

Kersten Geers et David Van Severen fondent leur agence à Bruxelles (Belgique) en 2002.

De l'aménagement d'un bureau d'avocats (Office 2, 2003) jusqu'au projet lauréat pour la Radio Télévision Suisse (en cours), en passant par le Pavillon Belge de la Biennale de Venise (Office 50, 2008), l'architecture d'OFFICE KGDVS semble se réduire à sa plus simple expression : économie de moyens, de matériaux et vocabulaire formel simple. Elle rejoue les fondamentaux (délimiter, inclure, etc.) et s'affirme comme une architecture des intentions plutôt que de l'invention.Les maisons individuelles (Office 39, 2010 ; Office 56, 2012), les bâtiments de bureaux (Chambre de commerce de Kortrijk, 2010), tout comme l'infrastructure (hangar agricole Office 117, 2015) sont autant d'occasions de redéfinir la condition architecturale contemporaine.

OFFICE KGDVS remporte le Lion d'Argent à la Biennale de Venise en 2010, en association avec le photographe Bas Princen.

David van Severen et Kersten Geers sont tous deux enseignements de l'architecture dans différentes écoles en Europe (TU Delft, Berlage Institute, ENSA Versailles, EPFL Lausanne, etc.).

Entrée libre

Photographie : © Bas Princen

Luca Galofaro

  • 07/10/2015 [16:00]

Conférence A landscape of imagination.
En discussion avec Abdelkader Damani.

En préambule au Forum Européen - "Arts et territoires : un nouveau défi culturel" organisé par Culture O Centre.

Le Frac Centre-Val de Loire propose une rencontre entre l'architecte et théoricien Luca Galofaro et Abdelkader Damani, Directeur des Turbulences - Frac Centre, à la croisée des notions d'architecture, d'art et de territoire.

À l'opposé des grandes visions radicales, Luca Galofaro défend une architecture « faible », capable de générer de nouvelles réalités politiques et citoyennes locales, dans un territoire marqué par l'urbanisation globale.
Par la présentation de sa pratique et en dialogue avec le Directeur des Turbulences - Frac Centre, il questionnera le rôle que l'outil architectural peut jouer dans l'évolution de la notion de culture, comme donnée collective dispersée et partagée sur le territoire mondial.

Conférence en anglais, traduite simultanément en français.
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

en savoir plus sur le Forum Européen

Marc Mimram

  • 26/11/2014 [19:00]

Cycle de conférences Architecture + Expérimentation
Maison de l'Architecture du Centre / Frac Centre

Entrée libre

L’architecte - ingénieur Marc Mimram reviendra sur sa production unique en France, jalonnée par la réalisation de nombreux ouvrages d’art (Pont Hassan II, Maroc) et de projets d’architecture d’envergure, dont la récente réalisation de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Strasbourg.

Photographie : École Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg / Crédit : Marc Mimram

Marc Barani

  • 22/10/2014 [19:00]

Cycle de conférences Architecture + Expérimentation
Maison de l'architecture du Centre / Frac Centre

Entrée libre

Marc Barani, Grand Prix national de l’architecture 2013, évoquera le travail mené en France (le Pont Renault de l’île Seguin), à l’étranger et dans sa ville de Nice, dont le Pôle multimodal récompensé en 2008 par l’Equerre d’Argent.

Photographie : École Nationale Supérieure de Photographie, Arles, France © André Morin / DPA / Adagp

Massimiliano Fuksas

  • 30/09/2014 [19:00]

Cycle de conférences Architecture + Expérimentation
Maison de l'Architecture du Centre / Frac Centre

Entrée libre

Acteur majeur de la scène architecturale internationale, Massimiliano Fuksas présentera la démarche et l’actualité de l’agence Fuksas, dont la récente réalisation des Archives nationales à Pierrefitte sur Seine (2013) et du terminal 3 du Shenzhen Bao’an International Airport (Chine, 2013).

Photographie : Shenzhen Bao’an International Airport, Terminal 3, Chine / Crédit : Massimiliano Fuksas

Bernard Tschumi

  • 24/06/2014 [19:00]

Cycle de conférences Architecture + Expérimentation
Maison de l'Architecture du Centre / Frac Centre

Les Turbulences - Frac Centre
Entrée libre

Pour Bernard Tschumi, il n’est pas d’architecture « sans événement, sans activité, sans fonction ; l’architecture doit être considérée comme la combinaison d’espaces, d’événements et de mouvements, sans préséance ni hiérarchie entre ces termes ». C’est ainsi que l’architecte franco-suisse substitue à l’idée de « forme architecturale » celle de mouvement et d’événement.

Fils de l’architecte moderniste suisse Jean Tschumi (1904- 1962), Bernard Tschumi (1944, Lausanne) est une personnalité incontournable du débat architectural en France depuis les années 1970.

Il développe une théorie qui se réfère au constructivisme russe des années 1920 et croise divers champs disciplinaires : la littérature de Georges Bataille, la philosophie de Jacques Derrida,le structuralisme de Roland Barthes et de Michel Foucault ainsi que le cinéma.

C’est avec l’une des commandes publiques les plus prestigieuses des années 1980, l’aménagement du Parc de la Villette, que Tschumi s’affirme comme l’un des bâtisseurs majeurs de la « déconstruction » en France.

Cette conférence exceptionnelle intervient au moment où le Centre Pompidou propose une rétrospective de l’œuvre de l’architecte (30 avril-28 juillet 2014) et où le Frac Centre présente aux Turbulences l’exposition « Chronomanifestes », conçue par Bernard Tschumi à partir des collections du Frac, comme une réflexion sur la notion d’avant-garde.

Ettore Sottsass Jr.

  • 08/04/2014 [19:00]

Lecture - Les voix de l'Architecture Contemporaine

CDN, Orléans

Atelier du CDN
Sous la direction d'Arthur Nauzyciel, avec le comédien Frédéric Pierrot

Depuis plusieurs saisons, le CDN et le Frac Centre s’associent régulièrement pour organiser des événements qui relient architecture et théâtre. Ils ont imaginé un cycle de lectures pour faire entendre les textes fondateurs de l’architecture contemporaine. En 2012 et 2013, Arthur Nauzyciel a dirigé deux soirées, la première consacrée à Le Corbusier, André Bloc et Claude Parent (en sa présence), la seconde autour de la figure de Iannis Xenakis et des liens entre architecture et musique. Cette année Ettore Sottsass Jr., l’un des designers les plus importants du XXe siècle, sera à l’honneur.

Né à Innsbruck, en Autriche (1917-2007), Ettore Sottsass Jr. a renouvelé l’approche du design et de l’architecture à travers la recherche de moyens plus sensoriels pour définir les formes, en accordant notamment une grande importance à la couleur et à la lumière. À la fin des années 1950, il dessine le premier ordinateur électronique et conçoit des meubles qui préfigurent les expériences de l’architecture radicale. Entre 1966 et 1974, il se consacre à l’écriture et au dessin, tout en prenant part aux débats théoriques. Il réalise alors des projets conceptuels qui remettent en question le langage de l’architecture. En 1972, il participe à l’exposition phare du mouvement radical italien au MoMA à New York, « New Domestic Landscape » puis fonde en 1973 Global Tools, contre-école d’architecture et de design. En 1981, il donne naissance au groupe Memphis qui véhiculera le courant post-moderne dans le design en Italie. Sottsass n’eut de cesse de développer une pratique au croisement de l’art, de l’architecture et du design. Ses écrits, poétiques et engagés, participent pleinement de cette expérimentation permanente qui l’habitait.

Image : Ettore Sottsass Jr., Meuble Superbox, Poltronova, 1966