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Renée Gailhoustet

  • Musée de la Résistance, musée, exposition permanente, exécution, 1970
  • Coupe sur V11, éch. 1:50
  • Dessin
  • Encre, feutre et crayon graphite sur calque
  • 62.1 x 96 cm
  • Donation Renée Gailhoustet
  • 999 118 012

Musée de la Résistance, 1970-1971

Le Musée départemental de la Résistance s’intègre dans le projet de rénovation du centre-ville d’Ivry-sur-Seine suivi depuis l’origine par Renée Gailhoustet. Ce choix d‘implantation illustre une certaine autorité politique de la municipalité au sein du Parti Communiste Français. Le Musée revêt le statut d’équipement de prestige. Il est positionné dès 1964 par Gailhoustet sur les plans d’ensemble, à l’est de l’esplanade de la mairie, face à Spinoza, aux tours Raspail et Lénine ; il est accompagné d’une bibliothèque logée dans un bâtiment indépendant. D’un point de vue urbain, sa conception est l’occasion de parachever le nouveau quartier et d’orchestrer ainsi ses différents espaces publics. Contemporaine du dessin des tours, elle rend également compte de la pensée à l’œuvre de l’architecte au milieu des années 1960 et de ses références (musée de Silkeborg, Utzon, 1963). Les espaces muséographiques sont dessinés de manière à laisser pénétrer la lumière indirecte et, à l’instar des logements en duplex, ils sont conçus en coupe. Dimensionnés pour recevoir des objets insolites et de grande taille tels des carcasses d’avions, des containers parachutés, les volumes sont partiellement enterrés, réduisant ainsi l’impact du bâti. Ce principe invite à découvrir la collection depuis l’entrée positionnée en belvédère côté mairie ; une rampe périphérique complète le dispositif. Etudiés en collaboration avec l’ingénieur Kostanjevac de l’Atelier d’Urbanisme et d’Architecture (dit AUA), les puissants portiques en béton de la structure sont élégamment découpés en biais, tels des voiles de bateau, pour former des sheds au nord. Ce travail sur les toitures est réactivé lors de l’opération plus tardive de Marat. Malgré deux cérémonies de pose de première pierre en 1971 et une publication dans Les Lettres françaises, l’édifice en béton brut ne verra jamais le jour. 

Bénédicte Chaljub

 

Inventaire / diaporama [37]