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Guy Rottier

©François Lauginie

  • Ecopolis, 1972
  • Capteur de lumiduc à concentration
  • Dessin
  • Encre, collage, crayon graphite sur papier
  • 49.9 x 49.7 cm
  • Donation Guy Rottier
  • 007 51 01

Ecopolis, ville solaire, 1970

Dès les années 1970, Guy Rottier se tourne vers un urbanisme solaire. Avec l'héliophysicien Maurice Touchais, il est l'un des premiers à prendre en compte les incidences de la mauvaise répartition de la lumière solaire dans les bâtiments. Ensemble, ils mettent au point les « lumiducs », des tubes à parois intérieures réfléchissantes qui, reliés à un miroir capteur, permettent d'éclairer des volumes aveugles et profonds et, incidemment, de réduire la pollution. Dans une telle organisation urbanistique, les rues ne coupent plus les immeubles ; la ville s'y fait système continu rassemblant les espaces collectifs en quartiers lumineux : « Se différenciant des recherches solaires actuelles, ce propos vise essentiellement à utiliser les propriétés du rayonnement solaire comme "source de lumière et de vie", et non à le transformer en d'autres énergies. Nos agglomérations ont des fonctions indifférenciées, dont l'ensoleillement n'est pas proportionnel à leurs besoins respectifs. En effet dans nos villes actuelles, 25% des volumes ont besoin de soleil (habitations, écoles, hôpitaux, etc.), 25% des volumes ont besoin de soleil intermittent (bureaux, patios, etc.), 50% des volumes n'ont pas besoin de soleil (cinémas, supermarchés, garages, etc.). Une meilleure répartition des volumes s'impose, et l'idée nouvelle consiste en l'utilisation de "lumiducs", transportant et distribuant la lumière solaire là où elle est nécessaire. Quatre notions nouvelles : la lumière solaire est transportable ; les notions d'orientation sont périmées ; la lumière solaire pourra être répartie équitablement ; l'urbanisme et l'architecture traditionnels sont des polluants, puisqu'ils s'opposent à une bonne répartition du soleil. Dès lors, il est possible de concevoir une agglomération où l'ensoleillement est indépendant du volume bâti et du tissu urbain. La ville devient "colline verte habitable", et les profondeurs sont éclairées par "lumiducs" : ECOPOLIS » (Guy Rottier).

Nadine Labedade

Inventaire / diaporama [2]