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R&Sie(n) (François Roche, Gilles Desèvedavy, Stéphanie Lavaux, Jean Navarro)

©François Lauginie

  • Dustyrelief F/B-mu, Bangkok, 2002
  • Maquette
  • Aimant, paille d'acier
  • 7.5 x 18 x 12 cm
  • 005 10 04

Dustyrelief F/B-mu, Bangkok, 2002

Musée d’art contemporain de 5000 m², ce projet entamé à Bangkok en 2002 et stoppé après le tsunami de 2004, extirpe les caractéristiques de la capitale thaïlandaise définies par son extrême pollution, son ciel gris de nuages de poussière, sa lumière sans cesse filtrée, ses résidus de CO2, son absence de couleur, son développement rhizomatique aléatoire, etc. Un tas de poussière urbaine accumulée à la suite d’une première collecte va alors déterminer la forme irrégulière et grise du bâtiment. Cette idée d’ « élevage de poussière » exacerbe un contexte local repoussant (la poussière modifie même le climat de la ville) et détermine alors un premier aspect du projet : enveloppée dans sa partie basse d’un grillage électrifié créant un champ électrostatique, la peau active du musée collecte une partie de la poussière de la ville, pour en faire, paradoxalement, une membrane isolante, interface entre deux mondes, l’extérieur chaotique et suffocant et l’intérieur climatisé, apte à répondre aux contraintes muséales traditionnelles. Alors, dans cette opposition climatique, se confrontent deux types de structures géométriques, l’une topologique à l’extérieur, image informe du chaos urbain, l’autre rationaliste à l’intérieur et codifiée permettant la circulation des œuvres.

Nadine Labedade

Inventaire / diaporama [5]