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Nicolas Schöffer

©François Lauginie

  • Alpha d'Habitat, 1954-1955
  • Cellule Type
  • Dessin
  • Tirage sur calque
  • 34 x 65 cm
  • 004 14 03

Projets spatiodynamiques, 1954-1957

Avec Claude Parent

En 1952, Claude Parent découvre le travail de Nicolas Schöffer à la galerie Mai lors d’une exposition de reliefs géométriques de l’artiste. S’ensuivra pendant quatre ans une collaboration intense qui aboutira à des projets de ville, de complexes commerciaux… Analysant de manière rigoureuse les composantes de la ville, Schöffer remet en question son organisation, essentiellement fondée sur des considérations économiques et inadaptée aux besoins actuels. Selon lui, « c’est le sculpteur, manieur de volumes par excellence, qui établira les conditions plastiques de toute architecture. La cité sera la prolongation plastique de la sculpture ». Dans les projets qu’il conçoit avec Parent, Schöffer envisage la ville comme un immense relief composé d’éléments qui s'étirent en bandes et ponctué de tours, signaux repérables dans le quartier. Ces cités, décollées du sol et surplombant les arbres, reposent sur des pylônes d'une quinzaine de mètres de hauteur (l’équivalent de cinq étages), offrant ainsi un surplomb idéal qui donnerait à l’occupant la sensation d’habiter dans un avion en vol. « Le décollement de la surface donne une impression d’allègement et facilite l’effort intellectuel » dira Schöffer. Ne possédant pas plus de deux étages, les habitations laissent, au-dessous des planchers, le terrain libre à l’agriculture, la promenade, les jardins ou les forêts, les déplacements automobiles étant relégués sous terre. Chaque ville spatiodynamique possède plusieurs unités de 100 à 250 cellules en moyenne dont les liaisons sont assurées par hélicoptère.

Nadine Labedade

Inventaire / diaporama [25]