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N°61

©Olivier-Martin Gambier

N°61, 1993

Laurent Chambert
  • Artiste (1967)
www.laurentchambert.com

Artiste polyvalent, à la fois plasticien et compositeur, Laurent Chambert travaille l'espace tout autant par des installations plastiques que des interventions sonores. Si la variabilité et la transformation irriguent sa pratique musicale (il a notamment édité Rose et noire en 2003, Tracé dans le bleu en 2006 avec Marie Möör et A la folie en 2004), elles caractérisent également ses créations visuelles qui associent divers médiums : sculpture, vidéo, dessin, etc. L'une de ses premières œuvres, N°61, Projet de restransformation de l'espace privé en espace public (1993), renverse l'espace intime de l'appartement en espace public exposé aux yeux de tous. Chambert a en effet imaginé, par le biais d'une annonce, proposer son appartement à la location. Cet ensemble, qui regroupe un volume-boîte et quatre photographies noir et blanc de dessins de l'appartement réalisés sur ordinateur, ne cherche pas à contextualiser une réalité. Au contraire, l'artiste évoque davantage la disparition, le souvenir au travers de représentations schématiques et allusives. Le projet Télévision se décline lui aussi en multiples variations : dans un cas, il se compose d'une boîte noire contenant une lentille de Fresnel et un moniteur (Athénéum de Dijon en 1993) ; dans un autre, il se fait boîte à musique au Festival GMEM à Marseille en 1996 ou bien encore « Tempête 256 » au Centre d'Art Contemporain de Castres en 2000. Avec les projets Ouverture automatique, une projection vidéo interactive (1994-1997), Correspondances (1994-2006), Pare-brise (1995-2006), Quelque chose de nouveau (performances) (2002-2004), Laurent Chambert recompose l'œuvre dans le temps, la transforme en work in progress.

Né à Saint-Etienne, Laurent Chambert vit et travaille à Paris. Il poursuit des études de musique classique (piano) et plus tard des études à l'École des Beaux-Arts de Saint-Étienne puis revient ensuite à la musique. De nombreuses expositions individuelles ou collectives lui sont consacrées : Je veux (erotic) (Rose et Noire) en 2005, In/Out en 2006, Videospread, RATP-station Madeleine à Paris en 2007. Une série de performances jalonnent aussi sa carrière parmi lesquelles : Prosit (Rose et Noire) au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Toulouse en 2002, Je peins (ma vie de chien) (Rose et Noire) au Centre d’Art Contemporain de Brétigny en 2003, Ce mal qui fait du bien (Rose et Noire) à Lyon en 2004.